« Voyance amour gratuite » est l'une des recherches les plus tapées dans Google. Elle est aussi l'une des plus piégeuses du web. Voici pourquoi, et ce qu'on vous propose à la place.
Comment le piège du « gratuit » fonctionne
Modèle classique : un site propose « 10 minutes de voyance gratuite », « première consultation offerte », « inscription gratuite, paiement plus tard ». Vous appelez le numéro indiqué, vous donnez votre nom, votre email, parfois votre CB « pour vérification ». La voyante commence, vous met en confiance, puis : soit la facture est plus salée que prévu, soit on bascule sur un service à 0,80 €/min sans le préciser clairement, soit on vous propose un « rituel » payant à 150 € pour « débloquer votre situation ».
Le « gratuit » sert d'appât. Ce qui est offert au début est récupéré ensuite avec intérêts. C'est un schéma documenté, qui a entraîné des plaintes massives sur SignalConso et auprès des associations de consommateurs.
Les variantes contemporaines
Le tchat gratuit qui devient surtaxé. Vous échangez quelques messages, puis pour « obtenir la réponse complète » il faut composer un numéro à 0,80 €/min.
L'abonnement masqué. Vous saisissez votre CB pour une consultation « gratuite » et vous découvrez un mois plus tard que vous êtes abonné.e à 19,90 €/mois reconductibles.
Le rituel à 80, 200, 500 €. Après une consultation gratuite, la voyante annonce qu'elle « voit un blocage », et propose un rituel payant pour le lever. C'est de l'abus de faiblesse (article 223-15-2 du Code pénal).
La position Kassidy
Aucune voyance gratuite chez nous. Le tarif est de 0,60 €/min sur l'audiotel 0892 222 473 (sans CB), ou dès 10 € sur la ligne CB 01 77 48 74 00. Aucune offre d'appel.
Pourquoi ce choix ? Parce qu'on préfère un tarif clair et honnête à une fausse gratuité piégée. Un appel de 8 minutes sur l'audiotel coûte 4,80 €. C'est moins qu'un café à deux. Et vous n'avez aucune surprise sur votre facture, aucune CB demandée, aucun rituel ensuite.
Si vous avez été piégée par un « gratuit »
Plusieurs recours : SignalConso (DGCCRF, en ligne, anonyme), 33700 par SMS pour les SVA frauduleux, blocage des numéros surtaxés chez votre opérateur, demande de remboursement à l'éditeur. Pour les abus graves, dépôt de plainte au commissariat (abus de faiblesse, escroquerie).